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Bonjour !

 

Samedi 17 mars : Belle météo, enfin !

7h30, départ de la maison

8h20, arrivée sur le terrain

8h50, décollage !

 

Hé oui ! J’ai enfin volé ! Enfin !

 

Pré-chauffage, « point fixe », centrage et zou ! In the air ! A droite, direction la vallée de l’Epte. Par ce grand beau temps, je devrais ramener des clichés sympas.

 

Quelques turbulences m’obligent à reprendre du frein. Tiens, le frein gauche frotte un peu…

 

Tiens ! Il a pris un tour dans des suspentes. Pas méchant, je vais le remettre.

 

M’enfin ! En guise de tour, il est coincé, entouré autour des suspentes jaunes. Ma tentative d’extraction échoue.

 

Pour le moment, le frein ne répond pas trop mal et remonte après chaque légère sollicitation. Cependant, il ne doit pas remonter complètement car il compense le couple de l’hélice.

 

Je crains un blocage plus sévère et surtout en position basse si je l'active... La bonne direction pour tourner en rond, en tout cas, pas pour  voler comme il faut (au pire décrocher  dissymétrique).

 

Demi-tour droite (pour ne pas tirer sur le frein gauche) et retour terrain, vent arrière. Ca va vite ! Je perd de l'altitude, remise de gaz, j'en reprend.

 

La voile tire un peu à gauche, elle tangue aussi un peu.

 

Le terrain arrive, je suis toujours vent arrière. L'altitude chute, remise de gaz, je repars vers les cieux, virage à droite pour tenter d'atterrir face au vent... Hélas ! Je suis trop bas ! J'arrive pleine balle vent de travers. L'herbe mouillée m'aide à chuter du coté droit...

 

Le contact avec la planète est un peu rude et surtout un peu de coté et parterre...

 

Rapide bilan : Je n'ai rien (c'est déjà ça). La voile n'a rien (c'est toujours ça de pris). L'hélice n'a rien, mais il s'en ai fallu de peu. La cage est un peu pliée, c'est surtout le chassis qui est tordu et bien !

 

DSC00499Y'a comme un truc qui cloche au niveau des cannes...

 

DSC00500Le truc qui cloche se confirme...

 

DSC00502Vous voyez mieux comme ça ?

 

DSC00501Pas facile de s'assoir dans ces condtions. Faut faire quelque chose !

 

 

M'ENFIN QUOI ?

J'ai pris tout mon temps pour la prévol et notamment véfirié mes suspentes.

J'ai tiré les freins dans le dos, sans résistance.

J'ai joué avec ma voile, moteur dans le dos avant de décoller, elle réagissait bien.

Après le décollage, j'ai regardé les suspentes et le profil de l'aile. Aucune anomalie détectée.

C'est uniquement une fois en vol après la solliciation du frein gauche, certainement avec une tension plus forte des suspentes, que le problème s'est déclaré.

 

ALORS?

Alors je me suis promis de vérifier par deux fois le cheminement des freins avant le décollage. Question de surive !

 

Je vous ai reconstitué le problème à la maison, voyez les photos. Pour une bonne compréhension du dispositif, il faut bien s'imaginer que ce que je présente est normalement le dessous, donc pas visible directement.

 

DSC00503Voyez vous le tour sournis de la bride bleue autour de la jaune ? C'est ce qui c'est passé, exactement !Et le pire c'est que sans tension ou avec une tension modérée, le frottement des deux suspentes ne se ressent pas. Pire, le croisement n'est pas visible.

 

DSC00505Et voilà la position normale... Flagrant, non ?

 

M'ENFIN QUOI ?

Pourquoi cet atterrissage pourri ?

Le fein gauche est dans une configuration anormale, je ne peux donc l'utiliser (c'est ça jouer avec un handicap ! )

Je crains une détérioration de la situation.

Je prend la décision de revenir, vite, sur le terrain pour me poser.

Le terrain arrive vite, justement. Trop vite à mon goût, je n'arrive pas à me positionner comme il faut.

Une envie de poser et surtout quelques erreurs d'appréciation : La vitesse grandissante que j'ai attribué à ce maudit frein alors que c'était le vent arrière et la faible hauteur par rapport au sol.

 

Quand on cause riche ou savant, on appelle cela de la viscosité mentale. En gros : on psychote à donf !

 

ALORS?

Alors ça volait pas mal, avec un peu de tangage.

Alors en fait, a posteriori, deux solutions étaient possibles :

- Faire un tour à droite du terrain pour se poser selon les règles de l'art (un peu long en temps)

- Se poser direct vent arrrière. J'aurai posé vite, certainement chuté vers l'avant, mais aussi minimisé les risques de casse (solution courte en temps).

 

CONCLUSION  : PREVOL ! PREVOL ! PREVOL !

 

Je prend avec humilité cette aventure, en contre-partie de ma responsabilité, en attendant la réparation (et la douloureuse, peut être, mais si ce n'est que ça, c'est un moindre mal, justement ! )

 

Je suis énervé contre moi même car bêtement j'ai cramé deux créneaux de vol aujourd'hui et demain (ironiquement, lorsque les gros porteurs sont cloués au sol, eux ! Chacun son tour !). L'emploi du temps des trois prochaines semaines m'interdit tout vol (quelque soit la météo).

 

Je suis content de faire du paramoteur : J'ai tout de même volé 10 minutes environ et une telle aventure avec un appareil plus complexe se serait certainement soldée par beaucoup plus de dégats...

 

Tantôt !

Tag(s) : #Paramoteur